Sème ta ZAD!
dimanche, 24 février 2013 dès 17h
NOUVELLE CANTINE DE SOUTIEN CONTRE LE PROJET D’AEROPORT à NOTRE DAME DES LANDES
Au fenouil à vapeur, 3,5 rue du portail magnanen / Avignon
17h00, témoignage, écoutes audio, films, photos … discussions !
19h30, repas
20h30, swing manouche avec le groupe ‘La veille au soir’
La nébouleuse Avignon mon amour vous invite à eteindre vos télévisions
9 décembre 2012
CANTINE DE SOUTIEN CONTRE LE PROJET D’AEROPORT à NOTRE DAME DES LANDES
Au fenouil à vapeur à partir de 19h00 – 3,5 rue du portail magnanen / Avignon
Témoignage, écoutes audio, films, photos … discussions !
Nous voulons dire et apporter notre soutien à ceux qui sont engagés dans la bataille contre l’aéroport de Notre Dame des Landes.
Une longue bataille, qu’un grand nombre de médias caricaturent à dessein comme une aventure de “squatteur en quête de lieux pour les vacances”. Lorsqu’on veut gommer la portée politique d’une occupation on ne s’y prend pas autrement.
Cette vulgate, scandée par les préfectures locales, les stigmatisations qui s’acharnent à vouloir diviser, ont pourtant dans les faits susciter le contraire ; elles ont levé pour une part les distances qui pouvaient exister entre les différentes familles politiques qui se bagarrent sur place.
Soumis aux transtinationales du bussiness-béton comme Vinci, les faiseurs de loi n’ayant d’autre projet de société que la croissance, sortent les griffes pour nous dire où commence, et où s’arrête la loi.
Les recours juridiques loin d’être épuisés, qu’ils s’emploient à dire le contraire. Ils manoeuvrent dans l’illégalité au nom de la raison d’Etat –, c’est dire l’état de faiblesse dans lequel ils se trouvent.
Nous n’acceptons plus les concessions faites au business-bétonneurs !
S’ajoutant aux populations elles-mêmes, des pilotes d’avions ; certaines voix de l’industrie aéroportuaire ; des études indépendantes s’élévent pour dire l’absurdité de ce projet.
Les ploutocrates s’entêtent droits dans leur bottes.
Leur entêtement, et les colhortes de petits soldats n’ont pas réduit la détermination de ceux qui habitent les territoires, c’est à dire, ceux qui sont capables de nous les raconter.
Oui après les destructions ça reconstruit !
Nous ne voulons plus être terrassés par la logique moribonde du bétonnage. Le vent tourne, les populations se prennent en main là où elle vivent, et ce n’est qu’un début…

Suite à l’occupation des 3 jours de juin (cf : actions passées)
Et en soutien au groupe qui s’est constitué depuis, pour dénoncer l’aberration de la liaison est-ouest, nous invitons en publiant leur texte et leur journal mural à les rejoindre le 14 octobe 2012
Marché paysan à partir de 9h00, repas tiré du sac, rencontre avec le collectif des Lentillères de Dijon, et le groupe Defense des Terres Fertiles 13, théâtre-forum, buvette, musique, …
Nous, collectif d’avignonnais, habitant les différentes couronnes de la ville, sommes mobilisés contre le projet
de la Liaison Est Ouest (LEO). La poursuite de ce projet doit engloutir 50 ha de terres agricoles dans la ceinture
verte d’Avignon. Situées en bord de Durance, c’est-à-dire en zone alluvionnaire, elles sont parmi les meilleures
terres agricoles du Vaucluse.
Loin d’être isolée, notre position rejoint des contestations nombreuses sur l’ensemble du territoire face à des
projets d’infrastructures démesurées, qui auront pour toute fin de bétonner des terres arables (l’aéroport de
Notre-Dame-Des-Landes, la ligne TGV Lyon-Turin, et plus localement projet de plateforme logistique à Orgon, construction de lotissements sur les terres du dernier agriculteur de Vedène…). Nous pensons en effet, qu’ici
comme là-bas, ces terres sont indispensables pour assurer l’approvisionnement alimentaire local, développer
les pratiques paysannes, et favoriser la vitalité et le bien-vivre sur nos territoires.
À l’Automne 2011, le Grand Avignon consacrait la une de son magazine aux bienfaits de l’agriculture locale en
titrant «L’agriculture : l’or vert de demain». Par ailleurs, la charte environnementale de la ville d’Avignon se targue
d’un projet d’agriculture urbaine (action n° 62), afin de favoriser le maintien de l’espace agricole et la présence d’agriculteurs. Nous constatons que le projet LEO vient en parfaite contradiction avec cette charte et les
engagements du Grand Avignon.
Cette rocade aura pour effet de fracturer de manière irréversible le territoire de la ceinture verte, déjà fortement
fragilisé. La quatre-voies elle-même, l’emprise des travaux et l’urbanisation qui s’en suivra, laisse présager de la
disparition définitive de cette bande de terre fertile. Le Grand Avignon, agglomération moyenne, et néanmoins
première agglomération de France par sa densité en surfaces commerciales, ensevelit depuis longtemps déjà ses
terres agricoles sous le béton et l’asphalte. Nous ne pouvons nous résoudre à abandonner ce croissant fertile,
véritable poumon vert, et zone d’alimentation en eau potable des habitants d’Avignon. Et le perdre pour un projet
de rocade décidé voilà plus de 30 ans, dores et déjà obsolète aux dires mêmes des spécialistes de l’aménagement
du territoire.
Pourquoi Avignon ne suivrait-elle pas l’exemple d’autres villes qui ont fait le choix de relocaliser leur production alimentaire ? C’est le cas par exemple de la ville de Dijon, ou plus proche de nous : la communauté d’agglomération
du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, la ville de Salon-de-Provence, ou encore la communauté de communes
des Pays des Sorgues Monts de Vaucluse.
Plutôt que d’assister à une énième joute stérile entre majorité et opposition (Cf. article du 7/9/12 paru dans
le journal La Provence), nous attendons des élus qu’ils aient le courage d’associer les populations aux décisions qui
les concernent. Loin de ça, elles font plutôt office de points noirs sur les plans cadastraux. C’est pourquoi nous avons
à coeur de reprendre la main sur nos devenirs, face aux projets qui les affectent durablement, et ce, dès aujourd’hui
de là où nous sommes, sur les territoires que nous habitons.
Découvrez le numéro zéro du journal mural >> Le parti d’zéro
Trace ta route ou enlève tes pneus avant d’entrer !!

En préparation d’un rassemblement pour septembre 2012
Les 22-23-24 juin à Avignon
on occupe le terrain
les paysans ne sont pas des réserves foncières !
Aujourd’hui il nous apparaît possible de dire qu’une même logique sous-tend
la propriété individuelle et la croissance industrielle, celle de l’accaparement des terres
– cultivables le plus souvent –, dans le mépris toujours plus grand des éléments
avec lesquels nous partageons la vie (végétal, animal, minéral, aérien, aquatique…),
et ce jusqu’à leur domestication totale.
Au mépris plus profond encore, à l’égard des humains, de l’attachement qu’ils
éprouvent pour leur territoire, aux pratiques qui en consolident le lien.
Les gestionnaires (communément appelés élus), à qui nos décisions sont confiées,
prennent soin (et toujours avec l’argent public) d’organiser des séances
de concertations publiques une fois les décisions entérinées. Dans ces conditions,
ce sont la paysannerie, le monde agricole dans toute sa diversité qui font les frais
des zélés décideurs, et de l’ingénierie qui s’en suit.
La ville ne sait pas trouver ses limites, elle est devenue la métaphore du gain et
de l’extension, ce à quoi elle s’acharne. Qui est la ville ?
Depuis la cité ont peut continuer à s’émouvoir de la disparition des terres arables
et de ceux qui les cultivent. Les bienveillantes Amap, tout en portant des traits essentiels,
n’y suffisent pas. Le tranchant de la lame est plus profond. Il nous faut simultanément
nous opposer, mener bataille contre des projets d’équipements insensés :
ici un Décathlon de plus dans le paysage, là un aéroport international dans le bocage,
ailleurs un stade de foot, une quatre voies à travers champs, etc.
En Andalousie, ceux qui n’ont pas de terre à cultiver se sont emparés des terres que
la « Region » vend au privé. Ici, des paysans promis à l’expulsion au profit
d’une grande surface entrent en résistance. Oui, ça résiste !
À Bure, en Val de Suza, à Notre-Dame des Landes, Décines, Bourg-lès-Valence, Vedène,
Avignon…, les contextes ont ceci de semblables : on camoufle, on bétonne, on asphalte
au profit de la circulation des flux, de ténébreux déchets, au bénéfice des aménageurs,
au nom de l’aveugle croissance. Mais ça résiste !
Nous disons que nous préférons l’évolution à la croissance, que cette dernière est
le mur au travers duquel nous goûtons l’amère chute libre…
La ville d’Avignon concentre pour sa superficie, la plus importante zone commerciale
d’Europe par habitant (eh oui !). Littéralement cernée par les trusts de la grande distribution,
la précieuse ridicule se vente encore d’être ville d’esprit.
Nous disons : que voyons-nous depuis la ville ? Ne sommes nous pas rendus aveugle ?
À quoi rêvons nous !
La ceinture verte d’Avignon n’est pas à vendre. Le projet de quatre voie déclaré caduque
dans les couloirs ministèriels, n’est pas sans intérêts pour les notables locaux ;
adeptes du poker menteur.
En occupant cette parcelle – qui aurait pu devenir un jardin public et partagé,
plutôt qu’un nid d’appartements de luxe à 3500€ le mètre carré – nous voulons faire entendre
que la ceinture verte ne sera pas sacrifiée sur l’autel de vos impérieuses responsabilités.
Qu’à partir d’aujourd’hui chaque personne compte, et avec elle, la terre qu’elle cultive !
Nous n’avons pas le monopole de l’ignorance, et vous autres décideurs, encore moins celui
de la responsabilité ! Seul l’endroit d’où l’on parle nous distingue, il va donc falloir
que ça cause à un moment ou un autre, par delà le jeu de dupe.
Nous portons l’espoir d’une multitude de résistances.
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Rendez-vous SAMEDI 10 MARS à l’ENTREPÔT- Avignon
Fukushima, ça nous fait quoi?
Un pavé de plus dans la mare des boues radioactives
Enjeu électoraliste oblige, la question de l’industrie nucléaire tient le
pavé quasi quotidiennement dans les gazettes et autres media qui font la
doxa ; tapis rouge de celle qu’on appelait il y a peu encore : la pensée unique.
Dans ce maelström d’écrits le tamis idéologique n’a pas tout filtré, laissant
échapper quelques perles, comme le démantèlement réussi d’une centrale en
Angleterre ; ce qui ne manque pas de jeter l’opprobre sur le génie français,
laborieusement empêtré depuis 25 ans dans le démantèlement de Brennilis
– première centrale ratée de l’hexagone.
Heureux les hommes, car par delà les océans un ministre de l’industrie
prend son courage pour fouler le sol de Fukushima, et proclamer, “gaulois”,
que tout est sous contrôle. Malgré les efforts des photographes à faire
poser son éminence au premier plan des images, son visage reste
méconnaissable, affublé d’un masque à oxygène high-tech dont ne dispose
même pas les ouvriers de Tepco.
Emissaire du ridicule ce sinistre nous inspire la honte, en méprisant
à ce point les mobilisations sur le sol japonais, et l’arrêt là bas de la
quasi totalité de la production nucléaire.
Ne soyons pas dupe, il y a fort à croire qu’en homme responsable déguisé,
c’est le servile commercial de la firme Areva qui est venu déjouer les
périls – un Mox vaut mieux que deux tu l’auras.
Tandis qu’au Niger, la population manifeste à Arlit, réclamant à Areva
des retards de salaire et l’assainissement des terrains autour de la mine
d’uranium, les communicants occupent le terrain de la non-prolifération,
en secouant le vilain spectre d’un Iran barbare.
Sans doute la barbarie ne saurait être tolérée ailleurs qu’en territoire démocrate.
L’industrie nucléaire, où qu’elle se trouve, impose un contrôle sociétal
bien aiguisé. Cette extension morbide des mécanismes capitalistes nous la
vivons en France, et sans concession. Les candidats aux présidentielles –
écolo compris -, on tous reconduit la filière ; bien conscients de
l’impossibilité à briguer le poste s’ils la remettaient en question.
Pantomime discrète des forces en présence.
Il n’empêche, à Bure, en Cotentin, à Fessenheim, dans le sud-est… de
nouvelles mobilisations exhalent la vie, démontrant s’il le fallait que
nous n’avons plus peur de la sottise, du cynisme, de la violence d’Etat.
Car en vérité, nous sommes déjà morts tous les jours au prix de 58
réacteurs.
Tu n’as encore rien vu sur ton territoire…
L’aveuglement à la française n’a d’égal que la croyance de son peuple
dans la reconduction d’un président.
Démantelons dès aujourd’hui, les japonais nous y encouragent ; car plus
que tout ils font la preuve du premier démantèlement nécessaire, celui du
mensonge et de la propagande, qui ânnonent que c’est impossible.
